Découvrez l'univers poétique de Francis Leder
Francis Leder est un poète qui s'exprime autant par les arts plastiques qu'à travers ses écrits.
Depuis plus de 50 ans, il fait des collages soit en illustrations de ses poèmes, soit en tant qu'images indépendantes de tout texte.
Depuis une trentaine d'années, il pratique la peinture et la sculpture. Dans cette dernière discipline, il procède par assemblage d'éléments préexistants issus d'objets de la vie quotidienne ou de récupération.
Que vous soyez un amateur d'art ou simplement curieux, découvrez ici ses créations et laissez-vous emporter par l'émotion que dégagent ses œuvres.
Poésie
Ca peut étonner
j’ai sauté par-dessus l’océan atlantique
ça peut étonner mais
le mois dernier
j’ai sauté par-dessus l’océan atlantique
j’avais déjà sauté par-dessus la Seine
à l’âge de treize ans
ça peut étonner mais
par la suite
j’ai aussi sauté par-dessus le Nil
et le Yang Tsé Kiang
ça peut étonner mais
j’ai aussi sauté par-dessus les Pyrénées
les Rocheuses et le Sahara
ça peut étonner mais
le Missouri n’a pas été bien difficile [ à franchir
l’Himalaya et la mer des Caraïbes [ guère plus
ça peut étonner mais
avec l’expérience vient la sagesse
alors je me choisis des épreuves à ma [ mesure
ça peut étonner mais
demain
je saute jusqu’à la lune
Retrouvez mes poèmes dans les recueils
Jusqu'au cœur de l'hiver ...et retour
D'entre les heures et les nuages
Ni moi aussi ni moi non plus
aux éditions EDILIVRE
Collages
Depuis qu’il écrit de la poésie, Francis créé des collages, soit pour illustrer certains de ses poèmes, sit sans lien avec un texte particulier. Sous l’influence de Jacques Prévert et Gherasim Luca, entre autres, il créé des images avec des images.
Négligeant parfois les règles de la proportion et de la perspective, s’y soumettant parfois avec une application méticuleuse ; s’exonérant parfois de tout réalisme, s’en faisant parfois une obligation, Francis crée des images par la juxtaposition et la combinaison d'éléments picturaux. Gravures, documents publicitaires, reproductions d'œuvres d'art, supports pédagogiques, tout est bon pour ses ciseaux et la colle à papier afin lui permettre, avec ses illustrations inédites et inattendues, d'exprimer, par la mise en scène de personnages, d’animaux et d’objets, sa fantaisie, sa poésie, ses humeurs et surtout de raconter ses histoires pour amuser, surprendre ou intriguer le spectateur.
Peintures
Depuis une trentaine d'années, Francis a exploré – et explore encore – divers styles et techniques. Il peint sur toile et sur panneau, mais il peut aussi, au gré de ses trouvailles et de son inspiration, peindre, par exemple, sur des lattes de parquet, des planches de bois flotté ou des ardoises, principalement à l’acrylique, mais en mêlant parfois, de l’huile, de la gouache, de l’encre,...
Inspiré autant par les symbolistes que par les surréalistes, sa peinture présente des éléments figuratifs (des silhouettes, des papillons, des pièces de jeu d’échec, des instruments de musiques, …) mais rarement dans un environnement réaliste.
Chacun de ses tableaux raconte plus une histoire qu’il ne décrit une situation, dans une démarche qui se veut plus évocatrice que descriptive.
Sculptures
Nous vivons entourés d'objets de toutes sortes, de tous types et de toutes natures. Sous forme de vases, de cendriers, de chandeliers, de ramasse-miettes, de pèse-lettres, de casse-noix, de machines à écrire, de couverts, de porte-clefs, de grille-pain, ... Ils sont notre décor, nos outils et nos fétiches.
Chacun semble avoir, une fois pour toutes, son rôle et sa fonction, pourtant les cubistes nous ont appris que nous ne savons pas toujours les regarder sous le bon angle et les surréalistes nous ont montré que chaque objet, à un détournement près, recèle au moins un deuxième sens qui révèle une nouvelle réalité.
Ce XXIème siècle, marqué par l'impérieuse nécessité de cesser de gaspiller des biens à usage unique, nous offre l'opportunité de recycler en objets d'art les ustensiles de notre quotidien... telle est la démarche de Francis, un artiste non seulement moderne, mais résolument contemporain.
Fables
Les faux désintéressés
Il est de ces malins,
Voyant l’aubaine belle
D’aider quelque voisin
Contre un hasard rebelle,
Qui prêteront la main
Pour paraître fidèles.
Sachant faire grand cas
D’une telle expérience,
Ils ne manqueront pas
D’exprimer la créance :
« Ne suis-je donc point bon
D’être à ce point aimable ?
Et d’autres occasions
De vous montrer serviable
Sans doute vous viendront,
Vous m’êtes redevable ! »
On voit que c’est pour eux,
A leur seul bénéfice,
Qu’ils sont si généreux
De tous leurs bons offices.
Retrouvez mes fables dans le recueil
Farandole de fables et prosopopées, épopées et paraboles
aux éditions EDILIVRE
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